Dernier atterrissage avant reconversion pour la base Francazal

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Le défilé de l'armée de l'air. lors de la cérémonie de la dissolution de la base aérienne de Francazal, hier après-midi.
Le défilé de l'armée de l'air. lors de la cérémonie de la dissolution de la base aérienne de Francazal, hier après-midi. — A. DUQUESNEL / 20 MINUTES

Mermoz et Daurat s'y sont posés. Soixante-quinze ans après son ouverture, la base aérienne 101 de Francazal a été officiellement dissoute hier. Victime de la réforme de la carte militaire, elle se transforme pour une année en « Détachement Air » des services de la Défense. La reconversion de ce site de 290 hectares aux portes de Toulouse est à l'étude. « C'est un superbe outil aéronautique qui disparaît. Maintenant, il faut savoir ce que l'on en fait... et rapidement, car cela suscite certains fantasmes dans la population », note Philippe Guérin, le maire de Cugnaux, où sont implantés les trois-quarts de la base. Ce dernier verrait d'un bon oeil l'arrivée d'activités économiques, notamment du secteur aéronautique, comme la maintenance ou la peinture pour avions. Le préfet attendra mi-décembre pour prendre une décision. Le cabinet en charge des études de reconversion du site aura alors livré ses pistes. On sait déjà qu'une partie sera affectée au 1er régiment de train- parachutiste voisin. Un centre « deuxième chance » du ministère de la Défense (aidant les jeunes sans diplômes à s'insérer, encadrés d'anciens militaires) pourrait également y voir le jour. W

B. C.