Devant le conseil de discipline, Alain Refalo persiste et signe

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Alain Refaloà l'inspection académique, hier.
Alain Refaloà l'inspection académique, hier. — A. DUQUESNEL / 20 MINUTES

« Solidarité ! Solidarité ! » Comme un boxeur prêt à rentrer sur le ring, Alain Refalo a reçu hier le soutien de près de 500 personnes avant de pénétrer dans l'enceinte de l'inspection académique. L'instituteur de Colomiers, premier « résistant pédagogique » à refuser d'appliquer les réformes Darcos, était convoqué devant un conseil de discipline. Accompagné de ses avocats et membres du comité de soutien, l'enseignant « désobéisseur » a rappelé les raisons de son opposition aux deux heures d'aide personnalisée pour les élèves en difficulté. « Ce n'est pas conforme à l'idée que nous nous faisons de notre mission. Nous ne pouvons pas continuer à être complices de dispositifs porteurs d'un esprit individualiste », a-t-il insisté. Depuis le début de l'année scolaire, il a remplacé cette aide par des heures de théâtre. Une décision déjà punie par dix-neuf jours de retrait de salaire. Pour de nombreux parents d'élèves présents, l'éventualité même d'une sanction est « absurde ». « C'est de l'autoritarisme. Il faut se poser la question de savoir à partir de quel moment la loi est juste », a plaidé Ariel Moulin, papa d'une élève de l'école Jules-Ferry de Colomiers. Pour l'inspecteur d'académie de la Haute-Garonne, Jean-Louis Baglan, Alain Refalo doit « appliquer les règles ». Il risque notamment une mutation. Hier soir, la décision devait être mise en délibéré, sans que la date en soit connue. W