Les salariés de Molex veulent sortir de l'ombre avant l'été

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Le 1er mai dernier,à Toulouse.
Le 1er mai dernier,à Toulouse. — A. DUQUESNEL / 20 MINUTES

Pas question d'être enterrés avec la torpeur estivale. Depuis ce matin, une partie des salariés de Molex est en grève. Un mouvement illimité voté hier en assemblée générale. « La direction est en train de nous noyer dans des réunions stériles et ne nous a toujours pas fourni les données économiques à l'origine de la fermeture du site », justifie Denis Parise, secrétaire CGT du comité d'entreprise. Ces mêmes données qui ont poussé en mai le juge des référés du TGI de Toulouse à suspendre le plan de fermeture de l'usine de connectique automobile de Villemur. Dans son délibéré, le tribunal estimait que la société n'avait pas fourni au CE « des informations loyales ». Mais depuis, l'entreprise américaine a fait appel de cette décision et maintient son projet de fermeture du site pour fin octobre. « Nous commençons la procédure pour le nouveau plan de sauvegarde de l'emploi, nous avons eu les premières réunions jeudi et vendredi. C'est une amorce de discussions et nous apportons au fur et à mesure les informations complémentaires. Je suis surpris de ce mouvement », a réagi hier le cogérant du site, Markus Kerriou. De leur côté, les 280 salariés ne voient pas de porte de sortie, ni de repreneurs. « Nous voulons aussi sensibiliser les constructeurs français pour qu'ils achètent nos produits. Si nous partons dans un mouvement dur, ils seront touchés », prévient Denis Parise. W

B. C.