Une association veut que l'État mette la LGV sur les rails

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Après les collectivités locales d'Aquitaine, c'est au tour de celles de Midi-Pyrénées de faire du lobbying autour de la Ligne à grande vitesse (LGV). Vendredi, elles ont lancé une association pour promouvoir la réalisation du tronçon Bordeaux-Toulouse. Constituée autour des élus locaux, des universitaires et des chefs d'entreprise de la région, elle veut peser sur l'Etat, qui hésite encore à construire cette liaison. « La cinquantaine d'acteurs réunis au sein de l'association souhaitent que les tronçons Tours-Bordeaux, Bordeaux-Toulouse mais aussi Toulouse-Narbonne soient réalisés dans les meilleurs délais. Nous devons parler d'une même voix afin de défendre ce projet indispensable pour désenclaver le sud qui longe les Pyrénées », a expliqué le président du conseil régional, Martin Malvy (PS). Les collectivités locales ont conclu en mars un accord sur le financement des études pour les travaux de la LGV à hauteur de 31,8 millions d'euros. « L'enquête publique pour Bordeaux-Toulouse doit être effectuée en 2011 et nous voulons avoir l'assurance que les premiers travaux débuteront en 2013 », a ajouté Martin Malvy.

Annoncée en 2016, puis 2017, la LGV arriverait, selon ce calendrier, en 2018 à Toulouse et mettrait la Ville rose à trois heures de Paris. Le coût total du tronçon Bordeaux-Toulouse est estimé à 3 milliards d'euros. « Pour les collectivités, le financement est bouclé à 95 %. Nombre d'entre elles réclament un engagement plus fort de l'Etat, car l'arrivée de la LGV coûte actuellement 400 euros par habitant. C'est un investissement colossal, mais c'est une nécessité », a conclu Martin Malvy. Une réunion de l'association est prévue en septembre pour élire un bureau. W

Julie Rimbert