Toulouse, La Force tranquille

Béatrice Colin

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« Chutteurs » ou « messagers ». Ce sont les noms des futurs médiateurs de terrain affectés à partir de septembre à l'office de la tranquillité. Promis lors de la campagne municipale, cet outil doit permettre d'apporter 24 heures/24 et 7 jours/7 une réponse aux Toulousains. « Car après 18 h, leurs seuls interlocuteurs sont police secours, le Samu ou SOS amitiés auxquels il n'est pas question de se substituer », a assuré hier Jean-Pierre Havrin, adjoint au maire chargé de la prévention et de la sécurité, lors du Forum européen pour la sécurité urbaine qui se tenait à Toulouse.

Un numéro unique va donc être mis en place dès la rentrée et une quarantaine de personnes seront affectées à l'office, doté cette année d'un budget de 500 000 euros. Son standard intégrera les appels destinés à Allô mairie qui, chaque jour de 9 h à 19 h, traite déjà 700 coups de fil. Viendront s'y greffer les appels à propos de problèmes de voisinage et autres incivilités. « Quel que soit le cas de figure, l'opérateur fera une fiche. Soit il répond directement s'il le peut, sinon il fera remonter le problème au régulateur. Celui-ci orientera les demandes vers les organismes compétents comme la préfecture ou le conseil général avec qui nous avons passé des contrats dans lesquels ils s'engagent à répondre sous 48 ou 72 heures », poursuit l'ancien chantre de la police de proximité.

Une autre réponse peut être apportée : l'intervention d'un chutteur sur le terrain. « En cas de problème avec un voisin, il rencontrera les deux parties et essaiera de régler le problème. Par contre, si cela relève de police secours, nous pourrons transférer l'appel vers le 15 et inversement », souligne l'élu. W