Pas de toits définitifs mais des alternatives

Béatrice Colin

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Selon la mairie, 400 personnes se retrouveraient tous les soirs sans solution de logement.
Selon la mairie, 400 personnes se retrouveraient tous les soirs sans solution de logement. — A. GELEBART / 20MINUTES

Le cas du campement du Canal du Midi réglé, les élus du Capitole réfléchissent à la mise en place d'une politique pour aider les personnes à la rue. Pour y parvenir, le maire (PS), Pierre Cohen, compte s'appuyer sur son expérience avec le groupe du Canal. « Ils se sont installés provisoirement sur un terrain chemin du Raisin. Ils ont ensuite été relogés dans des appartements appartenant à la mairie, aux Minimes et près de la gare, ainsi que dans une maison de la ville aux Pradettes, tous voués à la démolition. En échange, ils se sont engagés à être suivis et à payer un loyer annuel de 20 euros », a détaillé hier l'élu. Mais pour renouveler ce genre d'expérience, il compte bien sur l'aide de l'Etat, compétent en matière d'hébergement d'urgence. « Cela nous a montré les manques, notamment pour l'accueil des SDF possédant un chien. Nous sommes prêts à le refaire pour des groupes qui s'engagent sur un projet », a enchaîné son adjointe à l'action sociale et à la solidarité, Claude Touchefeu, pour qui la population concernée avoisine les 400 personnes sur le territoire de la Ville rose.

En attendant la mise en place de cette politique coordonnée en matière d'errance, elle a annoncé la création d'un terrain pouvant accueillir entre vingt et trente tentes au nord de Toulouse dont la gestion serait assurée par l'association d'insertion Groupe amitié fraternité (GAF). « Nous travaillons depuis un an avec le GAF sur ce projet pérenne qui peut être porté par la mairie. Il s'adresserait à des personnes vivant déjà dans la ville, exposées aux violences notamment la nuit, mais qui ne sont pas prêts à rejoindre un dispositif d'hébergement d'urgence », explique Claude Touchefeu. Initialement, son choix s'était porté sur le terrain de Rupé, à Sesquières, déjà occupé par des Roms. La ville a préféré ne pas les expulser et leur proposer un projet social. Le site retenu pour accueillir les tentes est en train d'être équipé et devrait ouvrir d'ici à la fin de l'année. W