Toulouse : Cafards, sanitaires HS… Obligation pour l’Etat d’améliorer les conditions de détention à la prison de Seysses

PENITENTIAIRE La justice administrative exige que les mesures « urgentes » sont totalement appliquées dans la maison d'arrêt de Toulouse-Seysses

20 Minutes avec AFP
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La prison de Toulouse-Seysses.
La prison de Toulouse-Seysses. — A. Gelebart / 20 Minutes

La justice administrative a, une nouvelle fois, ordonné, ce jeudi, à l’Etat d’améliorer les conditions de détention dans la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses, jugées « indignes » et dénoncées par des avocats et l’Observatoire international des prisons (OIP). Ces derniers avaient estimé, fin juillet, que les 11 mesures « urgentes » ordonnées en octobre par le tribunal administratif de Toulouse avaient été appliquées de manière « partielle » et « insatisfaisante ».

Dix mois plus tard, le tribunal en a confirmé trois. Ainsi, le juge des référés a enjoint à l’administration de remettre en état les sanitaires de la maison d’arrêt pour hommes n°1 « dans un délai de 15 jours ». En ce qui concerne les nuisibles, et « après avoir relevé que la dératisation avait été améliorée », il a ordonné la « distribution bimensuelle de pièges à cafards, dans un délai de huit jours, au vu des constatations effectuées ».

Papier toilette dans les oreilles

Le tribunal a enfin renouvelé l’injonction faite aux ministres de la Justice et de la Santé de définir, dans un délai de deux mois, « un protocole de coordination des prises en charge médicales d’urgence et spécialisées ».

Il a également ordonné l’obligation d’enregistrer « toute demande de détenus en vue de bénéficier de soins d’urgence (…) par la délivrance d’un accusé de réception ».
En juillet 2021, après une visite à Seysses, la contrôleure des prisons Dominique Simonnot avait qualifié d'« indignes » les conditions de détention dans cette maison d’arrêt de quelque 600 places, pour plus de 1.000 prisonniers actuellement.

Concernant les cafards, elle notait que certains détenus « introduisent du papier toilette dans leurs oreilles pour empêcher que ces insectes y pénètrent pendant leur sommeil ».