Les usagers en ligne de compte

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Les affiches de la campagne en faveur du prolongement seront placardées dès mardi.
Les affiches de la campagne en faveur du prolongement seront placardées dès mardi. — A. DUQUESNEL / 20 MINUTES

La bataille pour le prolongement de la ligne B (PLB) vers Labège s'engage

désormais sur le terrain de l'opinion publique. Une campagne d'information sera placardée dès mardi dans l'agglomération, engageant les habitants à dire « oui » au projet en signant une pétition électronique. Les affiches jaune et noir devraient même fleurir à l'arrière des bus et dans les stations de métro de Tisséo qui, depuis l'été dernier, refuse un PLB pourtant approuvé à l'unanimité en juin 2006. Pierre Cohen (PS), le nouveau président du Grand Toulouse, préfère en effet donner la priorité à la ligne Garonne, un nouveau barreau de tram dans la Ville rose. Cette campagne est orchestrée par le Sicoval, la communauté d'agglomération du Sud-Est toulousain, qui montre sa détermination à ne pas lâcher le morceau.

« Nous le faisons sans polémique, ni agressivité, assure son président, François-Régis Valette. Parce qu'il s'agit objectivement d'un projet efficace et majeur pour l'agglomération et parce que nous sommes persuadés que si l'on se met autour d'une table, les deux projets peuvent être menés simultanément. » Le coût estimé oscille entre 350 et 390 millions d'euros. « La ligne B est un projet parmi d'autres. Il faut voir quelle est l'équation de son paiement, quels sont les projets que l'on considère comme prioritaires et mettre des montants en face », a indiqué hier Pierre Cohen, le maire de Toulouse. Réclamée par le Sicoval depuis six mois, une réunion entre les principaux patrons des collectivités locales concernées est programmée d'ici à la fin du mois. Elle pourrait permettre de désamorcer un dossier devenu aussi explosif que fratricide. W