L'université du Mirail peine à trouver une sortie de crise

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A Toulouse-II, hier.
A Toulouse-II, hier. — A. DUQUESNEL/ 20 MINUTES

Et rebelote. Les forces de l'ordre sont intervenues une nouvelle fois,

hier après-midi, à la fac du Mirail. Elles ont évacué une centaine d'étudiants qui tentaient de bloquer le bâtiment administratif, où se trouvait le président de l'université, Daniel Filâtre, et devant lequel des incidents avaient éclaté entre bloqueurs et anti-bloqueurs. Les entrées du campus avaient déjà été dégagées mercredi par les gendarmes mobiles pour permettre « la reprise des contacts pédagogiques » souhaitée par l'administration. « Si le président pense régler les problèmes comme ça, il se trompe lourdement », soupire Ludivine Labbé, présidente de l'Unef 31.

Les étudiants grévistes restent déterminés à ne pas céder face au recours à la force. En effet, c'est une assemblée générale de quelque huit cents personnes qui a voté hier matin, à une courte majorité, la reconstitution des piquets de grève à partir de lundi prochain. « Nous bloquerons jusqu'à ce qu'une solution favorable aux étudiants soit trouvée pour les examens, et nous ne plierons pas sous la pression policière », explique Côme, porte-parole de l'AG. Reste à savoir si le comité de lutte aura les moyens de ses ambitions, puisqu'en plus du dispositif policier, l'université a engagé une dizaine de vigiles supplémentaires. La présidence n'a, quant à elle, pas souhaité s'exprimer hier. W

H. C.