Un test pour la gauche

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Dans la circonscription du Sud-Ouest*, les listes sont un peu moins

nombreuses

qu'en 2004 - vingt-quatre contre vingt-six -, mais la bataille risque d'être plus âpre. Selon les récents sondages, la liste menée par le Toulousain Kader Arif serait loin de rassembler les 30,85 % de voix réunis par le PS lors du précédent scrutin. Le dernier sondage (Ifop), la crédite de 23 % des suffrages, au coude à coude avec la liste UMP-Nouveau Centre-Gauche moderne, menée par Dominique Baudis. Cela se traduirait par la perte d'un siège pour les socialistes et le gain d'un élu pour la majorité présidentielle. Depuis le début de la campagne, l'ancien premier secrétaire fédéral du Parti socialiste en Haute-Garonne ne s'en cache pas : « Je me bats pour maintenir les quatre élus », assure-t-il.

L'ex-UDF perdrait de son côté un mandat pour ne conserver qu'un élu : la tête de liste du MoDem, Robert Rochefort, actuel directeur du Crédoc. Les trois sièges restants devraient être partagés entre diverses composantes de la gauche, notamment le NPA, aux dépens du Front national. Tirée par le très médiatique José Bové, la liste Europe écologie devrait atteindre les 8,31 % de voix réalisées il y a cinq ans par le Vert Gérard Onesta. A moins que la présence du tout aussi médiatique sénateur de l'Essonne, Jean-Luc Mélenchon, pour le Front de gauche, ne vienne lui voler des voix. Et si l'influence de la télévision a un impact sur les électeurs, certains des 6 238 436 inscrits pourraient porter leur voix sur l'ancien Monsieur Météo du petit écran : Patrice Drevet, engagé pour l'Alliance écologiste indépendante. W

* Elle regroupe les régions Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et Aquitaine.