Toulouse : Pourquoi le téléphérique Téléo est-il encore tombé en rade ?

TRANSPORTS Téléo, le téléphérique de Toulouse, a pris son envol avec près de deux heures de retard ce mercredi matin. On vous dit pourquoi

H.M.
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Les cabines du téléphérique Téléo de Toulouse (illustration).
Les cabines du téléphérique Téléo de Toulouse (illustration). — F. Scheiber - Sipa

Petit retard au démarrage pour le téléphérique Téléo​ ce mercredi matin à Toulouse. Il n’a embarqué ses premiers passagers qu’à 7h57 au lieu de 5h15. « La distance entre les cabines n’était pas conforme. Donc, le système s’est mis en sécurité, le temps de retrouver l’espace requis entre les cabines. Nous sommes toujours dans une phase de réglages », a expliqué peu après Jean-Michel Lattes, le président de Tisséo Collectivités.

Il s’agit de la deuxième panne pour la ligne inaugurée le vendredi 13 mai. La première est arrivée six jours après la mise en service et était liée « à un bug dans la mise à jour des logiciels d’exploitation ». Un troisième arrêt, plus classique, a eu lieu le samedi 4 juin en raison de l’alerte orange aux orages.

« Effet touristique »

Malgré ces soubresauts, le démarrage de Téléo est jugé par Tisséo comme « assez remarquable », avec un taux de disponibilité de 97,77 % du 14 au 31 mai. Au 6 juin, il avait enregistré plus de 140.000 validations payantes, auxquelles s’ajoutent les 50.000 embarquements du premier week-end portes ouvertes. En moyenne, 7.000 à 7.500 voyageurs montent dans les cabines chaque jour, ce qui est conforme aux attentes.

« L’effet touristique » produit par cette opportunité de survoler une partie de la Ville rose est indéniable : le record de fréquentation a pour l’heure été enregistré le jeudi de l’Ascension, avec plus de 9.000 passagers.