Toulouse : La construction du premier « gratte-ciel » se joue au tribunal

URBANISME Les opposants à la fameuse Tour d’Occitanie, qui doit culminer à 150 mètres de haut à Toulouse, contestent le permis de construire en justice

20 Minutes avec AFP
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Vue aérienne de la future Tour Occitanie , haute de 150 m de haut, qui doit voir le jour dans le quartier de la gare.
Vue aérienne de la future Tour Occitanie , haute de 150 m de haut, qui doit voir le jour dans le quartier de la gare. — Cie de Phalsbourg Luxigon/ Libeskind

Toulouse aura-t-elle son gratte-ciel ? Il reste une dernière étape à franchir pour la Tour d'Occitanie. Celle des opposants qui contestaient ce vendredi devant le tribunal administratif le permis de construire de ce projet de 150 mètres de haut, porté par un promoteur privé tout près de la gare Matabiau et soutenu par la mairie.

« La tour aujourd’hui ne peut pas être construite, on ne connaît pas sa consommation d’énergie, on ne connaît pas ses impacts réels sur l’environnement. Que fait-on d’un projet qui n’est pas abouti ? Comment la population toulousaine peut comprendre qu’un permis de construire ait été accordé », s’étonne Alice Terrasse, l’avocate des plaignants. Ces derniers sont des riverains, le collectif Droit au logement (Dal) et France Nature Environnement (FNE), les Amis de la Terre Midi-Pyrénées et l'association Non au gratte-ciel de Toulouse.

Le rapporteur public du tribunal administratif, souvent suivi par le tribunal, a rejeté les arguments des opposants. Ce projet de l’architecte américain Daniel Libeskind est un bâtiment de 40 étages végétalisé de haut en bas, avec des façades de verre en spirale. La tour doit abriter 11.000 m2 de bureaux, des commerces, un peu plus d’une centaine de logements, un restaurant-bar panoramique et un hôtel.

La décision devrait être connue avant l’été et sera susceptible d’appel devant le Conseil d’Etat.