Toulouse : « L'enfant à la rose », une sculpture dédiée aux petites victimes des conflits et à la paix

HAPPENING Le sculpteur toulousain James Colomina, connu pour ses happenings militants, a installé dans une rue de la Ville rose une nouvelle sculpture en hommage à toutes les petites victimes des conflits armés

Béatrice Colin
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« L'enfant à la rose », de James Colomina, à Toulouse.
« L'enfant à la rose », de James Colomina, à Toulouse. — J. C.

C’est sa marque de fabrique. Celle de parler de l’actualité à travers son art, et plus particulièrement ses sculptures de résine d’un rouge typique. En 2019, le street-artist James Colomina tentait d’éveiller les consciences sur la condition des migrants qui meurent en Méditerranée en installant une oeuvre représentant le corps d’un enfant allongé sous un linceul à Paris et à Toulouse.

Deux ans plus tard, c’est aussi aux plus jeunes qu’il fait référence dans une nouvelle sculpture installée sans autorisation dans une rue passante de la Ville rose. On y voit un enfant-soldat, avec au bout de sa mitraillette une rose, obstruant le canon. « En Ukraine, mais aussi en Afghanistan ou en Syrie, ils sont pris en otage, ce sont les premières victimes des conflits armés dans le monde. Je voulais représenter un petit soldat qui défend la paix, qui pourrait tirer symboliquement des fleurs », explique l’artiste qui se sent libre de pouvoir exprimer ses idées, sans censure ni contrainte.

Une sculpture d’Emmanuel Macron

Il y a deux ans, lors du premier jour de l’hiver, il avait placé sur un campement de sans-abri une sculpture d’Emmanuel Macron, voulant « dénoncer la banalisation de la misère » et faire redescendre sur terre le président de la République. Des œuvres toujours engagées, que ce soit pour la défense de l’environnement, contre l’omniprésence des écrans ou encore contre les extrêmes.