Agression d'une professeure: le collégien placé en détention

TOULOUSE L'état de santé de l'enseignante est rassurant...

Avec agence

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Le collégien de 13 ans qui a agressé vendredi sa professeure de mathématiques dans un collège près de Toulouse a été mis en examen et placé en détention dans un établissement pénitentiaire pour mineurs, a annoncé ce samedi le procureur de la République de Toulouse. L'adolescent avait été présenté en fin de matinée au parquet. «Ce mineur a été l'objet d'une ordonnance de placement en détention provisoire à Lavaur, c'est un établissement pénitentiaire pour mineurs, un centre adapté aux mineurs où tout est fait pour préserver la reconstruction et la réinsertion du mineur», a déclaré le procureur à des journalistes. «C'est une décision particulièrement difficile à prendre, compte-tenu de l'âge», a-t-il souligné.

L'adolescent a grièvement blessé d'un coup de couteau de cuisine sa professeur de mathématiques dans une classe du collège François-Mitterrand de Fenouillet, près de Toulouse. Elève de 5e, il est entré à l'interclasse de 11h00 dans la salle où venait de s'achever un cours donné par Véronique Adès, 32 ans, qui l'avait puni la veille pour un devoir non fait.

Un coup de couteau pour une punition

Selon les premiers éléments de l'enquête, il l'a rapidement frappé d'un coup de couteau après avoir demandé le retrait de la punition. Rattrapé par un surveillant alors qu'il s'enfuyait, il a été remis à la brigade des mineurs de la gendarmerie. L'enseignante a été atteinte au thorax, une blessure d'abord considérée comme «superficielle» mais qui a entraîné une hémorragie interne. Elle a été opérée d'urgence «avec succès» à l'hôpital de Rangueil de Toulouse.

Etat de santé rassurant

L'état de santé de l'enseignante était rassurant samedi selon un bulletin communiqué par le CHU où elle a été opérée d'urgence après avoir été blessée d'un coup de couteau.

«Nous sommes rassurés sur son état de santé, il n'y a pas de complication, cela évolue normalement. Elle est réveillée, elle est l'objet d'une étroite surveillance, comme pour toute intervention chirurgicale», a indiqué la porte-parole du CHU de Toulouse, Marie-Claude Sudre.