Les étudiants rament mais gardent le cap

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Quand ils quittent leurs piquets de grève, les étudiants du Mirail

ne restent pas à quai. Tôt hier matin, quelques dizaines d'entre eux ont bloqué le métro, en refusant de quitter les rames au terminus et en empêchant ainsi le Val de faire demi-tour. La circulation a été interrompue pendant une vingtaine de minutes sur les lignes A et B. Les actions se sont poursuivies par des cours en plein air dans le centre-ville. Les plus déterminés ont participé l'après-midi à une petite manifestation d'à peine 150 personnes.

A Toulouse-II, l'une des six dernières universités bloquées de France d'après le gouvernement, la proposition de François Fillon d'organiser une session d'examens en septembre laisse de marbre. « L'AG du Mirail reste sur sa position d'une validation automatique du semestre et pour l'instant c'est elle qui est en position de force. Nous empêcherons cette session de se tenir », indique Romain, en charge hier du mégaphone. Une nouvelle AG aura lieu mardi. W