« nous sentons un frémissement »

Recueilli par Béatrice Colin

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F. SCHEIBER / 20 MINUTES

Les promoteurs étaient réunis hier à Andromède. Avec la crise de l'immobilier, cette ZAC a pris du retard ?

Comme toutes les ZAC, sa réalisation se fera sur dix à vingt ans. Aujourd'hui une centaine de logements est livrée. Au début, les gens voulant investir se posaient des questions, aujourd'hui on commence à voir concrètement la forme que cela va prendre. Les prix ont aussi baissé, en moyenne de 10 %.

Le marché de l'immobilier en région est-t-il toujours morose ?

Le dernier trimestre 2008 a été très mauvais pour le logement neuf, la production a baissé de 30 %, beaucoup d'opérations ont été arrêtées, ou reportées. Mais, depuis le début de l'année, nous sentons un frémissement pour plusieurs raisons : les taux sont bas et les gens se sont rendus compte que l'immobilier restait une valeur sûre. Des mesures fiscales favorables viennent aussi d'être mises en place.

La construction va-t-elle repartir ?

Aujourd'hui une partie des stocks est écoulée. Selon moi, le niveau est même trop bas. Il va falloir construire à nouveau, car on le voit dans Toulouse même, les gens sont en attente, plus qu'à la périphérie du centre urbain.

Certaines ZAC toulousaines ont été retardées. Est-ce préjudiciable ?

Non pas pour l'instant puisque nous étions confrontés à des difficultés, il ne fallait pas trop d'offres. Je comprends cette décision de la nouvelle municipalité qui veut avoir une réflexion sur l'urbanisme. Mais pas trop longtemps : en effet, il faudrait qu'au 2e semestre nous retrouvions une production de logements pour pouvoir répondre à la demande. W