Toulouse : Extinction Rebellion revendique le sabotage de douze distributeurs bancaires

ACTIVISME Les activistes qui luttent contre l’effondrement écologique ont revendiqué ce jeudi le sabotage de distributeurs de quatre banques pour dénoncer le rôle de ces groupes financiers dans le dérèglement climatique

B.C.
Le 30 mars, Extinction Rebellion avait déjà mené une action symbolique en redécorant en rouge sang les vitrines de la BNP à Toulouse.
Le 30 mars, Extinction Rebellion avait déjà mené une action symbolique en redécorant en rouge sang les vitrines de la BNP à Toulouse. — Extinction Rebellion
  • Après avoir versé de la peinture sur la façade d’une banque mercredi matin, la nuit suivante les activités d’Extinction Rebellion ont annoncé avoir saboté douze distributeurs de banques.
  • Ils veulent ainsi dénoncer le rôle joué par les organismes bancaires dans le financement des énergies fossiles et leurs conséquences sur le dérèglement climatique.

Mercredi matin, ils avaient symboliquement « redécoré » les façades de l’agence BNP-Paribas de la rue de Metz, à Toulouse, en couleur rouge sang. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les militants du mouvement Extinction Rebellion de la Ville rose sont passés à « l’étape supérieure » en sabotant douze distributeurs de Toulouse appartenant à quatre banques, notamment la Caisse d’épargne ou le Crédit Agricole.


Une action qu’ils ont revendiquée, dénonçant les pratiques de ces quatre groupes et leurs conséquences sur le réchauffement climatique. « Sur le plan environnemental, ces quatre banques, malgré leurs discours verts, destinent 70 % de leurs financements énergétiques au pétrole, charbon et gaz de schiste. Au total, ces 41.5 milliards d’euros de financements noirs nous condamnent selon les derniers rapports d’Oxfam à une trajectoire supérieure à 4 °C. Alors que le dernier volet du rapport du GIEC est sans appel », estiment les militants dans un communiqué.

Les activités émettent aussi des critiques sur les pratiques bancaires à proprement parler, qui font que des « millions de français.e.s paient jusqu’à 50 euros par mois de ''petits frais bancaires", qui, accumulés, représentent 7 milliards d’euros dérobés chaque année. Euro après euro, les précaires subissent la dictature de l’argent qui renforce les inégalités, et les enferme dans une boucle infernale », insistent-ils, réclamant l’arrêt immédiat des financements aux énergies fossiles ou encore le plafonnement des frais bancaires à 10 euros par mois et 100 euros par an.

Extinction Rebellion demande en parallèle aux groupes une transparence sur les impacts environnementaux et sociaux de leurs activités.