« Les Molex victimes d'un hold-up »

Recueilli par Lysiane Beaumel

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L'usine de Molex pourrait bénéficier d'un sursis de quatre mois (lire encadré). Peut-on sauver le site ?

Il faut aller très vite. Il faut que l'Etat aide à trouver un opérateur industriel afin de créer un pôle diversifié de connectique, en partenariat avec les industries intéressées : l'automobile, l'aéronautique et le ferroviaire. L'Etat doit demander au groupe Safran de reprendre l'activité. J'ai demandé à rencontrer le président de son conseil de surveillance, Francis Mer.

Que vous inspire l'attitude du groupe américain Molex ?

Les salariés du site de Villemur ont été victimes d'un hold-up ! Leur réaction est largement compréhensible. Si on veut éviter une insurrection, le discours de vérité est une obligation. On sait que la délocalisation en Slovaquie était un leurre. Le groupe est venu pour acquérir la technologie et repartir avec.

Concernant Freescale, peut-on croire la direction, qui promet de ne pas fermer le site ?

Si la production est supprimée et qu'aucune activité industrielle n'est implantée sur le site, il est difficile de croire au maintien de l'ingénierie. L'autre question, c'est comment les collectivités peuvent-elles continuer à financer des projets de recherche pour des groupes qui réalisent les applications industrielles ailleurs ? Poser la question, c'est y répondre... W