Toulouse : Le patient fugueur de l’hôpital psychiatrique Gérard Marchant a été retrouvé

LOI DES SERIES Cet homme était activement recherché depuis vendredi

20 Minutes avec AFP
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L'hôpital Gérard Marchant en 2002 (archives)
L'hôpital Gérard Marchant en 2002 (archives) — LIONEL BONAVENTURE / AFP

Le patient, qui s’était enfui de l’hôpital psychiatrique Gérard Marchant de  Toulouse vendredi, a été retrouvé à Paris dans le 9e arrondissement, a indiqué samedi soir l’Agence régionale de santé d’Occitanie dans un communiqué. C’est la quatrième fugue d’un individu dangereux en dix jours dans la Ville rose.

Le communiqué précise également que « ce patient va être pris en charge médicalement et fait l’objet d’une mesure d’isolement ». Il y est également indiqué que « le préfet remercie les forces de l’ordre qui se sont totalement mobilisées dans le cadre de cette fugue ».

Âgé de 43 ans, ce patient avait été mis en examen pour un viol commis en 2011 avant qu’un non-lieu ne soit prononcé en 2013, a-t-on appris auprès du parquet. Il est le quatrième, en moins de deux semaines, à s’échapper de cet hôpital psychiatrique situé au sud de Toulouse.

Des mesures qui n’auront pas suffi

« Des mesures supplémentaires de sécurisation avaient été demandées par le directeur général de l’ARS Occitanie dans les services de psychiatrie à Toulouse, pour éviter toute nouvelle fugue de patient », a pourtant expliqué vendredi l’ARS dans un communiqué. Ces mesures, qui visaient directement l’hôpital Gérard Marchant et le centre hospitalier universitaire Purpan de Toulouse, impliquaient entre autres « la sécurisation des entrées et sorties » et « le renforcement de la surveillance des patients », précise l’institution.

Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a assuré plus tôt dans la journée de samedi comprendre et partager « l’inquiétude des Toulousains. Elle est bien légitime. » « Il est important aussi que l’ARS communique, rapidement et en toute transparence, les résultats de l’inspection qu’elle a diligentée », a-t-il souligné dans un communiqué.

La semaine dernière, deux patients de ce même hôpital psychiatrique de Toulouse avaient également fugué, avant d’être localisés quelques heures plus tard, et internés à nouveau. Ces deux hommes, soupçonnés de meurtres, avaient été considérés pénalement irresponsables et n’avaient pu être jugés.

Le premier, un ancien militaire de 34 ans surnommé le «cannibale des Pyrénées», s’est échappé de l’hôpital Marchant le 19 janvier, avant d’agresser une femme de 72 ans qui promenait son chien dans un quartier résidentiel de Toulouse. Il avait été mis examen en 2013 pour homicide volontaire et actes de cannibalisme. Le deuxième, âgé de 48 ans, impliqué dans un homicide en 2010,  s'est enfui dimanche, avant d'être interpellé par la police. L’Agence régionale de santé Occitanie a annoncé avoir demandé à la direction de l’hôpital Marchant  l'ouverture d'une enquête administrative et a diligenté une mission d'inspection.

Jeudi, un troisième patient en psychiatrie s’était échappé d’un autre établissement toulousain, l’hôpital Purpan, avant d'être retrouvé quelques heures plus tard en centre-ville pour être ramené à l’hôpital. En 2017, il avait  délibérément foncé sur trois étudiantes chinoises au volant de sa voiture dans une localité de la périphérie de Toulouse.