Toulouse : Après la crue de la Garonne, ils ont ramassé 2,5 tonnes de déchets issus des poubelles

POUBELLES Des bénévoles ont ramassé les déchets qui jonchaient les berges ce week-end après la décrue de la Garonne

Béatrice Colin
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Depuis la crue de la Garonne, les bénévoles de l'association Champ d'actions ont collecté 2,5 tonnes sur les berges de la Garonne à Toulouse.
Depuis la crue de la Garonne, les bénévoles de l'association Champ d'actions ont collecté 2,5 tonnes sur les berges de la Garonne à Toulouse. — Champ d'actions

Cela rappelle ce qui s’était passé à Marseille, en octobre dernier, lorsque des tonnes de déchets s’étaient échoués sur les plages de la cité phocéenne. Après  la crue de la Garonne, dont le niveau est monté mardi matin à plus de 4,20 m au Pont-Neuf, à  Toulouse en fin de semaine dernière, des dizaines de kilos de déchets ont été retrouvés sur les berges du fleuve.

D’autant plus que les intempéries sont intervenues en pleine grève des éboueurs, alors que des monceaux de poubelles jonchaient les trottoirs de la Ville rose. Les bénévoles de l’association Champ d’actions, qui collecte tous les dimanches les déchets, ont trouvé pas moins de 2.500 kg d’objets divers, tout droit sortis de nos poubelles.

Outre les restes d’un kayak pulvérisé, le déguisement d’un lapin géant ou encore les sacs de couchage et tentes des campements de fortune, les eaux mouvementées ont aussi charrié des centaines de kilos de plastique du côté des Amidonniers ou encore de la Prairie des Filtres.

Des filets au niveau des bouches d’évacuation

« Nous avons vu plein de poissons morts, sur les côtés, bloqués par les poubelles de ville pas ramassées. Les tas de déchets atteignaient quatre mètres de hauteur, c’est un problème car nous entrons en période de nidification », explique Florence Ducroquetz, la présidente de l’association. Elle a eu le plaisir de voir des Toulousains venus prêter main-forte aux bénévoles.

Elle sait qu’ils devront encore intervenir à de nombreuses reprises avant de pouvoir atteindre certaines zones où des sacs et autres déchets sont allés se coincer. « Mais ce qu’il faudrait pour ne pas en arriver là, c’est installer tout simplement des filets au niveau des bouches d’évacuation. On va sur la Lune et on ne sait pas mettre quatre filets dans une ville où il y a tant d’ingénieurs », déplore cette bénévole.