Toulouse : Les soudures des pylônes du téléphérique sont tout à fait conformes, les doutes sont levés

SECURITE Après une période de doutes, une inspection menée par un organisme indépendant conclut à la conformité des soudures sur les pylônes du futur téléphérique urbain de Toulouse

Hélène Menal
— 
Les essais cabines de Téléo vus depuis la future station Université Paul-Sabatier.
Les essais cabines de Téléo vus depuis la future station Université Paul-Sabatier. — B. Colin - 20 Minutes
  • Le rapport final d’un organisme indépendant conclut à la conformité des soudures des pylônes du futur téléphérique urbain de Toulouse.
  • Après un bon nettoyage, plus aucun doute ne subsiste sur leur solidité.
  • Téléo doit prendre son envol vers la fin avril 2022.

Les soudures des pylônes du téléphérique de  Toulouse avaient juste besoin d’un bon brossage.  Tisséo Ingénierie​, le maître d’ouvrage délégué de cette infrastructure inédite de transport en commun, annonce ce jeudi qu’un « contrôle final approfondi (…) a permis de conclure à la conformité des soudures de l’ensemble des pylônes de Téléo ».

Cette inspection ultime a été menée les 14 et 15 décembre derniers par la société Groupe Institut de soudure. Cet organisme spécialisé et indépendant avait mené une première inspection dont les conclusions, qui soulevaient des « points d’alerte » à vérifier avec le constructeur Poma, avaient fuité au mois de novembre.

Tisséo Ingénierie expliquait à l’époque qu’il s’agissait d’une divergence d’interprétation des scans des soudures. Une hypothèse confirmée aujourd’hui par le contrôle final. « La première campagne de contrôles sur les pylônes, réalisée sans nettoyage préalable des cordons de soudure, faisait apparaître des marques linéaires lors des relevés, potentiellement interprétables comme des défauts de soudure », précise aujourd’hui le maître d’ouvrage délégué. Mais après un bon brossage des charpentes, le doute est levé.

Le préfet aux manettes pour la décision d’ouverture

Les essais, avec ce ballet aérien de cabines qui fait lever les yeux à bien des curieux, peuvent se poursuivre. L’ultime étape consiste à obtenir du préfet l’autorisation d’ouverture du téléphérique au public. Il est seul maître à bord en la matière et s’appuiera pour prendre sa décision sur le « Dossier de sécurité » où figurera notamment le rapport final sur les pylônes de l’Institut de soudure.

L’ouverture de la ligne aérienne, qui permettra de relier l’Université des Sciences à l’Oncopole via le CHU de Rangueil, est toujours prévue aux alentours de la fin avril.