Toulouse : Un mois après le début de la grève, les éboueurs votent la reprise

SOCIAL Après de nouvelles propositions de la direction de Toulouse Métropole, les éboueurs ont voté ce jeudi matin la fin de la grève

Béatrice Colin
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Des poubelles sur la place du Capitole, début janvier, alors que la grève des éboueurs dure depuis le 15 décembre.
Des poubelles sur la place du Capitole, début janvier, alors que la grève des éboueurs dure depuis le 15 décembre. — Fred Scheiber / SIPA

Ce jeudi matin, réunis dans les dépôts, les éboueurs de Toulouse Métropole ont voté la fin de la grève et la reprise du travail. « A contrecœur », selon Benoît Fontanilles du syndicat FAFPT, membre de l’Intersyndicale. Depuis le 16 décembre, les ripeurs avaient entamé un mouvement pour  dénoncer la fin du «fini parti», cette disposition qui leur permettait de rentrer chez eux une fois leur tournée réalisée.

Pour justifier cette mesure qui a pris effet au 1er janvier, les élus se sont appuyés sur la Loi de transformation de la fonction publique, qui impose désormais aux agents territoriaux de travailler désormais 1.607 heures par an, soit 35 heures par semaine, contre 25 heures jusqu’à présent.

La métropole fait un geste

Au fur et à mesure des négociations, l’intersyndicale a accepté la fin du fini-parti, mais demandait en contrepartie 34 jours de compensation pour compenser la pénibilité du métier des éboueurs. Au départ, la Métropole ne leur en proposait que deux. Mercredi, après une nouvelle réunion, les représentants de la direction ont fait une avancée en proposant cette fois onze jours de compensation, ainsi que trois jours pour les jours féries, et des horaires allégés durant les deux mois d’été. « L’accord trouvé semble être équilibré, acceptable, à défaut d’être ultra-satisfaisant. La pénibilité de notre travail est reconnue et il n’y a pas de perte de rémunération, ce qui était nos deux revendications principales », confirmait Nicolas Refutin, du syndicat FO Toulouse Métropole.

Pour Jean-Luc Moudenc, le président LR de la collectivité « la fin du fini-parti est une meilleure garantie pour la santé des agents ». C’est aussi une « perspective de diminution de la pénibilité » et une « meilleure qualité » de service pour les habitants, assure l’élu.

Les éboueurs vont donc reprendre le travail ce vendredi et collecter les 2.500 à 3.000 tonnes de déchets, selon une estimation de la Métropole, qui se sont accumulées ces derniers jours sur les trottoirs de la Ville rose et des communes périphériques.