Grève des éboueurs à Toulouse : Le système D pour éviter les montagnes de poubelles

GREVE EBOUEURS Alors que les sacs-poubelle s’entassent sur les trottoirs de la Ville rose du fait de la grève des éboueurs, certaines communes de la périphérie déploient des solutions temporaires

Béatrice Colin
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Des poubelles de la collecte de tri sélectif débordant à Toulouse.
Des poubelles de la collecte de tri sélectif débordant à Toulouse. — B. Colin / 20 Minutes
  • Une nouvelle réunion, avec de nouvelles propositions de compensation de la pénibilité, a eu lieu ce mercredi entre la direction de Toulouse Métropole et les éboueurs en grève depuis le 15 décembre.
  • En attendant la décision de reprise ou non du travail, les poubelles s’accumulent dans certains quartiers de Toulouse.
  • Si une toute petite partie des poubelles est ramassée par le privé à Toulouse, dans une dizaine de communes de la périphérie, des bennes de collecte en apport volontaire ont été mises en place pour lutter contre l’amoncellement des déchets.

Ce mercredi, une nouvelle réunion de négociations a lieu entre  Toulouse Métropole et les  éboueurs, en grève depuis le 15 décembre. Si la situation ne semble se débloque pas, les poubelles, elles, continuent à s’entasser dans les rues de la Ville rose, mais aussi en périphérie. D’autant plus que, depuis plusieurs jours, les dépôts sont complètement bloqués et plus aucun camion n’en sort.

Pour limiter les risques de pullulation des rats, une entreprise privée collecte quelques tonnes de déchets chaque jour, en particulier dans le centre-ville de Toulouse. « Cela est limité à quatre ou cinq équipages alors qu’il en faudrait 80. Ce n’est que ponctuel, ils passent dans le centre-ville, et nous essayons aussi de collecter au fur et à mesure dans les quartiers », assure Vincent Terrail-Novés, le vice-président de la collectivité en charge de ce dossier.

Collecte partielle du privé en ville, bennes ailleurs

Si quelques tournées ont lieu en ville, dans dix communes de l’agglomération, un autre système a été mis en place pour limiter le nombre de monceaux de sacs, souvent éventrés, sur les trottoirs. Une benne en apport volontaire, collectée plusieurs fois par semaine, est installée sur des parkings. C’est le cas à Fenouillet, Seilh, Aussonne ou encore Fonbeauzard ou Montrabe. Avec, à certains endroits, un justificatif de domicile pour y avoir accès. « C’est nous qui l’avons mis en place dans la périphérie. Cela nécessite une organisation matérielle et humaine. Nous ne voulons pas que cela soit vécu comme quelque chose pour casser la grève, c’est plutôt à des endroits où le privé ne passe pas », poursuit l’élu qui regrette que « les habitants soient pris en otage ».



De nouvelles propositions ont été faites par la métropole ce mercredi aux éboueurs, notamment celle de onze jours de sujétion pour compenser la pénibilité de leur travail ou encore l’équivalent de onze jours supplémentaires répartis durant l’été. Elles seront présentées jeudi matin aux éboueurs par leur intersyndicale.