Les animateurs socioculturels réclament des garanties

— 

Pas de classe d'éveil, ni de séjour découverte jusqu'à nouvel ordre. Une partie des salariés de Garonne Animation, en charge de ces activités pour le compte de la ville de Toulouse, est en grève reconductible depuis hier. Ils reprochent à la nouvelle municipalité d'avoir morcelé en plusieurs lots l'appel d'offres concernant les activités socioculturelles jusqu'à présent détenues uniquement par la société Garonne Animation. « Si elle retient plusieurs prestataires, nous voulons que la mairie soit consciente de ce que cela induit pour les salariés : certains vont se retrouver avec trois employeurs différents et peut-être des salaires divisés par deux », souligne Mansour Terab du syndicat SUD. Selon lui, jusqu'à 300 personnes seraient concernées par ces nouvelles attributions. « Nous aurions préféré qu'ils municipalisent des activités, ce qui aurait coûté de 20 à 40 % moins cher à la ville », poursuit le porte-parole des animateurs en conflit.

A la mairie on assume ce choix. « Ce nouvel appel d'offres était nécessaire car le précédent arrivait à terme. Nous avons décidé de faire plusieurs lots pour avoir une réponse plus adaptée, mais il est évident que le personnel sera repris », assure Anne Crayssac, adjointe au maire chargée des activités socioculturelles. Elle se laisse une année pour voir si le nouveau système fonctionne et envisager le cas échéant une municipalisation. W

B. C.