Des experts accueillis froidement

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Beaucoup d'alarmes se sont déclenchées dans l'usine AZF, la nuit et les heures précédant la catastrophe. C'est ce qu'ont expliqué, hier à la barre, deux experts en informatique chargés de dépiauter les divers disques durs saisis sur le site. Ils ont surtout relayé les problèmes relationnels qu'ils ont eus tout au long de leur travail avec Jacques Palluel, l'ingénieur chargé de l'instrumentation à AZF. « Il n'est pas normal que nous n'ayons pas pu avoir un accès direct et sûr aux informations », a déclaré Jean Donio.

Jean-Pierre Couderc, l'expert qui a succédé aux informaticiens à la barre, a pour sa part entretenu des rapports cordiaux avec Jacques Palluel. Ce spécialiste en génie des procédés pense que « l'usine fonctionnait normalement avant le début de la catastrophe » et que l'explosion a été précédée d'une baisse de tension électrique. Il privilégie le scénario d'une explosion unique tout comme la sismologue Annie Souriau. ■