Se brancher sur le secteur qui recrute

Béatrice Colin

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Agent d'entretien, ingénieur informaticien ou assistante maternelle... trois profils parmi les plus recherchés sur le bassin d'emploi de Toulouse en 2009. C'est l'un des résultats de l'enquête sur les besoins en main-d'oeuvre rendue publique hier par le Pôle emploi. Réalisée auprès de 73 000 entreprises en pleine période de crise, elle révèle les tendances pour l'année à venir et permet de cerner les besoins.

Et c'est plutôt à la baisse avec 26 % des projets de recrutement en moins en Midi-Pyrénées. « Seulement 16 % des établissements envisagent de recruter, soit un recul de 8,8 % par rapport à l'an dernier. Mais Midi-Pyrénées reste la troisième région la plus créatrice d'emploi en 2008 et le volume d'intentions d'embauche est à un niveau élevé avec 43 404 projets », ponctue Yves Dubrunfaut, directeur régional du Pôle emploi. La moitié de ces postes seraient à pourvoir dans des entreprises de l'agglo toulousaine et plus particulièrement dans les secteurs social et médico-social, avec 6 582 embauches prévues, ou ceux de la vente, du tourisme et des services qui regroupent 16 079 offres.

Les entreprises de moins de 10 salariés projettent le plus de créations de postes. Les activités liées aux services restent en tête, en revanche les projets d'embauches concernant la construction sont en retrait. « De deuxième recruteur en 2008, ce secteur est passé sixième. Mais il existe toujours des projets notamment de renouvellement de postes dans le cadre de départs à la retraite. On en dénombre 3 052 dans la région dont 485 intentions de recrutement de maçons qualifiés », analyse Pierre Brossier, responsable des études et statistiques au Pôle emploi. Dans sa note de conjoncture d'avril, l'Insee relève qu'en janvier, les entrepreneurs du bâtiment « font état d'un net ralentissement de l'activité, en particulier dans le gros oeuvre. Pour la première fois depuis six ans, le chiffre d'affaires des entreprises du BTP baisse. » Et sur 2008, l'emploi intérimaire du secteur a même reculé de 10 %. ■