L'achat groupé bio peut rapporter gros

Aline Royer
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 Consommer bio, c'est bien. Mais il y a mieux : grouper ses achats avec des amis pour commander en gros. L'intérêt ? Réduire l'empreinte écologique des déplacements liés aux courses. Cette tendance fait chaque jour plus d'adeptes en Midi-Pyrénées si l'on en croit le succès de Basebio, grossiste de Montauban. Il y a trois ans, cette plateforme qui alimente les magasins bio de la région, a lancé, à la suite de demandes d'associations et de comités d'entreprise, un site Internet (www.basebio.com) de vente aux particuliers. 

   Sans publicité, cette activité a fait bondir le chiffre d'affaires de l'entreprise de 30 % par an. Le site propose 2 300 références de produits alimentaires non périssables, tous certifiés bio et produits dans le Sud-Ouest afin de favoriser les filières courtes. « Le premier intérêt c'est le prix, car commander en gros permet de bénéficier d'au moins 20 % de remise, explique le PDG Philippe Audard. Mais il y a aussi beaucoup de convivialité dans la démarche. Les gens se retrouvent pour passer commande, puis se revoient pour récupérer leur colis. Le côté impersonnel des courses au supermarché a du plomb dans l'aile. » Idéalement un groupement d'achat se compose d'une douzaine de familles. Les commandes sont livrées au domicile de l'une d'elles ou retirées à Montauban. 

   Valérie Monchoux, initiatrice du mouvement Toulouse décroissance, a ainsi monté un groupement d'achats avec ses voisins du quartier des Pradettes. Deux fois par an, ils passent des commandes groupées directement chez des producteurs pour constituer leur stock de farine, miel, lentilles... « On soutient l'agriculture locale et, en plus, on fait des économies car c'est moins cher que dans les magasins bio. » 

   Le groupe se fournit de la même manière en produits d'entretien écologiques chez Ecolavie, située à Balma. Sur son site (www.ecolavie.fr), cette entreprise encourage ses clients à grouper leurs achats en échange de ristournes. ■