Les élus se diversifient lentement

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Entre 2001 et 2008, leur nombre a doublé, mais il reste inférieur à 5 % localement. Les élus issus de l'immigration dans les villes de Haute- Garonne de plus de 9 000 habitants représentent désormais 4 % des membres des conseils municipaux, contre 2,13 % en 2001. En Midi-Pyrénées, ils étaient 1,57 % il y a neuf ans et sont aujourd'hui 3,4 %. Alors qu'en Ile-de-France, ils sont déjà 10,84 %. C'est l'un des résultats de l'étude menée par le directeur de l'Observatoire des discriminations, Jean-François Amadieu, présentée hier à Toulouse par l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (Acsé). « Il y a une prise en compte et même si elle n'est pas massive, un travail a commencé », ponctue Kag Sanoussi, directeur régional de l'Acsé. Pour lui, si Midi-Pyrénées se trouve en queue de peloton, c'est parce qu'elle compte peu de communes de plus de 30 000 habitants. Or, c'est dans les grandes villes que la situation a le plus évolué. ■