Les manifs à l'épreuve des congés

Charlotte Boitiaux

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Hier, l'ambiance était tendue dans les cortèges. A la veille des vacances, ils n'étaient que 600 à défiler, selon la police, 1 500 selon les organisateurs. Beaucoup ont expliqué qu'ils redoutaient un pourrissement du mouvement. « Les vacances ne sont jamais favorables, le risque de démobilisation est fort », craint Aurélie Guillain, professeur au Mirail.

« Avec le déblocage de Rangueil, c'est le début de la fin », s'inquiète une étudiante. Pourtant, certains essaient de rester optimistes. « On est inquiets, mais on est toujours là. Une AG est déjà prévue le lundi de la rentrée », confie Emile, étudiant à Rangueil. Plusieurs actions sont prévues pendant les vacances. « On n'a encore jamais vu une telle détermination », confie Grégoire, ravi que le président de sa fac, Bruno Sire, ait décidé de banaliser cette journée de cours. Un autre facteur a contrarié les enseignants en lutte : la rumeur d'une annulation des examens du second semestre au Mirail. « Nous n'avons jamais voté cela, cette info nous décrédibilise sérieusement », explique Geneviève Azam, professeur d'économie. Selon un communiqué des personnels du Mirail, la question des partiels « sera débattue lundi, lors de la coordination des universités ». Une nouvelle AG est prévue ce matin, en présence Daniel Filâtre, le président de l'université Toulouse-II. ■