Toulouse : Accusé de viol par une autre élève, l'étudiant de Sciences Po n'est plus mis en examen

JUSTICE En début d’année, une étudiante de Sciences Po avait accusé un autre élève de l’avoir violée. Après des mois d’instruction, le jeune homme de 22 ans a vu sa mise en examen levée

Béatrice Colin
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Dans les locaux de Sciences Po de Toulouse, le 15 janvier 2009.
Dans les locaux de Sciences Po de Toulouse, le 15 janvier 2009. — Frederic Scheiber/20 Minutes S
  • Après avoir témoigné sur un forum de discussion en février dernier, une étudiante de Sciences Po Toulouse portait plainte contre un autre élève pour viol.
  • Après plusieurs mois d’instruction, la mise en examen du jeune homme de 22 ans a été levée et il est désormais sous le statut de témoin assisté
  • Selon l’un de ses avocats, Julien Aubry, qui assure sa défense avec Me Séverine Bouchaib, « dans la suite logique un non-lieu devrait être prononcé ».

Au cours de l’hiver dernier, une étudiante de Sciences Po Toulouse expliquait sur un forum de discussion qu’elle avait été violée en marge d’une soirée d’intégration par un autre élève en septembre 2018. Un témoignage qui s’était transformé en plainte le 6 février dernier, suscitant un véritable séisme au sein de l’établissement d’enseignement supérieur en plein mouvement « #sciencesporcs ».

Interpellé peu de temps après, l’étudiant incriminé par la jeune femme, qui niait alors les faits, avait été mis en examen pour viol et placé sous contrôle judiciaire. Après plusieurs mois d’enquête menée sous la houlette d’un juge d’instruction, ces poursuites ont été levées indique La Dépêche du Midi qui a recueilli son témoignage. « Il est passé de mis en examen au statut de témoin assisté, ce qui est très rare. La suite logique est celle du non-lieu », indique à 20 Minutes l’un de ses avocats, Julien Aubry, pour qui il n’existe plus de charge contre son client.

« Vers un non-lieu » selon l’avocat du jeune homme

Pour le défenseur du jeune homme de 22 ans, toujours étudiant à Sciences Po, « les échanges entre lui et l’étudiante que nous avons pu produire montrent qu’il n’y a absolument pas de notion de contrainte ». Le témoignage d’une personne, « qui ne reconnaissait pas ce qu’elle lisait sur les réseaux sociaux et dans la presse comme correspondant à la réalité », a aussi fait prendre au dossier un autre tournant.

« Il y a la rumeur, les réseaux et le déferlement médiatique. Le manque de soutien aussi de la direction de Sciences Po, qui a indiqué qu’elle avait pris des mesures conservatoires à son encontre alors qu’elles ne lui avaient pas été notifiées. Mon client est soulagé, mais cela reste douloureux. Il a envie aujourd’hui de passer à autre chose », conclut Julien Aubry qui assure la défense du jeune homme avec Maître Sévérine Bouchaib.