Haute-Garonne: On vous dit comment retrouver, en quelques clics et gratuitement, vos ancêtres

GRAAL Des passionnés ont recensé et mis en ligne l’intégralité des 400.000 mariages célébrés dans la Haute-Garonne au XIXe siècle. Du pain bénit, et du temps gagné, pour les généalogistes débutants

Hélène Ménal
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Une photo de mariage. Illustration.
Une photo de mariage. Illustration. — Fonds familial - DR
  • Des bénévoles fous de généalogie viennent de terminer d’indexer en ligne tous les mariages célébrés dans la Haute-Garonne au XIXe siècle.
  • La consultation de ces « tables de mariage » est gratuite et simple.
  • Elle permet de tirer le fil de la pelote pile à l’endroit où les mémoires familiales s’effilochent et aux débutants de mettre le pied à l’étrier.

Allez avouez. Vous aussi vous avez envie de vous plonger dans vos racines, de redescendre le plus loin possible le long de votre arbre généalogique, histoire de briller dans les soirées en ressortant un aïeul au passé flamboyant. Mais bon vous avez raté l’occase des confinements et vous êtes bien trop béotien pour vous lancer maintenant dans ce passe-temps forcément technique, forcément chronophage.

Tout n’est pas perdu. Pour peu que vos ancêtres soient restés fidèles à la Haute-Garonne, le Graal du débutant vient d’être mis en ligne grâce à un travail collaboratif de fourmis : le dépouillement de l’intégralité des 400.000 mariages célébrés dans les 689 communes du département de 1792 à 1922, soit durant tout le XIXe siècle, la période charnière sur laquelle même la plus âgée de vos arrière-grands-tantes a la mémoire qui flanche.

« Ça permet de gagner un temps fou »

« Les débutants commencent par interroger les membres de leur famille mais vont rapidement coincer, ensuite il faut aller fouiller sur les sites des archives départementales », explique Sophie Clamaron, chargée des projets collaboratifs du site Geneanet, et donc de ces fameuses « tables de mariage » consultables gratuitement.  « Sauf, poursuit la spécialiste, que dans les archives en ligne, il faut des dates, une commune ». Bref, savoir où chercher. Alors qu’un simple nom d’un des deux mariés suffit sur Geneawiki pour « resserrer les critères », et l’étau sur vos ascendants.

« C’est bien indexé et ça permet de gagner un temps fou, de récupérer les dates du mariage ou la commune », confirme Nicolas, un quadragénaire toulousain, tombé dans la marmite de la généalogie à la fin du premier confinement. Autant d’indices qui permettent de poursuivre le « jeu de pistes » vers le bon registre. « Or, les registres de mariage sont les documents les plus précieux pour les généalogistes, ceux qui donnent le plus d’informations car on y retrouve aussi l’identité complète des mariés mais aussi de leurs parents ».

L’amateur éclairé confesse « une admiration sans bornes », pour les contributeurs discrets, coordonnés par l’Entraide généalogique du Midi Toulousain, qui ont passé un temps infini à transformer les vieux registres et leurs pattes de mouche en fichiers accessible à tous. « Certains ont entré à eux seuls une quarantaine de communes, c’est un travail inestimable, parfois de plusieurs années », insiste Sophie Clamaron. Ce serait bête de ne pas profiter de cette machine à remonter le temps en quelques clics.

17 départements

La Haute-Garonne est le dix-septième département français à bénéficier du dépouillement intégral de ses tables de mariage du XIXe siècle, le Tarn est par exemple déjà disponible. Les contributeurs devraient aboutir prochainement dans le Rhône, les Bouches-du-Rhône, le Cantal et l’Hérault.