Pas de papiers, mais du soutien

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Hier matin, le lycée Marcelin-Berthelot de Toulouse a symboliquement été rebaptisé lycée Ekaterina Selivanova, du nom d'une de ses élèves sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière. Entre 200 et 300 personnes, élèves, élus et enseignants, ont formé une chaîne humaine pour soutenir cette élève de première ES. « Elle est arrivée il y a quatre ans de Russie, où sa famille est menacée, mais l'asile politique ne leur a pas été reconnu. Son obligation à quitter le territoire français s'achevait le 20 mars. Un recours gracieux a été déposé, ainsi qu'un recours en référé, qui doit être examiné par le tribunal le 4 juin », explique son professeur d'histoire-géo, Vincent Doumerc. Il espère que ces démarches finiront par aboutir et que la jeune fille de presque 20 ans finira de passer son bac tranquillement. Demain, c'est un élève de l'école maternelle Ferdinand-de-Lesseps qui recevra, à 17 h devant son établissement, le soutien du Réseau éducation sans frontières. ■