Des alternatives aux insecticides

Béatrice Colin

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Pamiers fait figure de précurseur, avec son action « zéro phyto ». A l'occasion de la Semaine sans pesticides, les membres du Collectif pour une alternative aux pesticides de l'agglomération toulousaine (Capat) aimeraient voir les communes de Haute-Garonne suivre l'exemple de leur voisine ariégeoise. « Ramonville, Tournefeuille et Cugnaux ont fait des efforts pour les éliminer. Notre objectif, c'est que la Communauté urbaine prenne en compte nos demandes pour réduire l'utilisation des pesticides et s'engager dans une charte », note Roger Berlan, animateur du collectif.

Hasard du calendrier, c'est cette semaine qu'un nouveau dispositif pour réduire la consommation d'insecticides va être testé sur Toulouse. « Nous souhaitons favoriser la présence de chauve-souris, prédateurs d'insectes. Nous allons leur installer une trentaine d'abris sur les arbres de dix jardins de la ville, dont le parc Montlong ou le Jardin Royal », explique Michèle Bleuse, conseillère municipale chargée des Espaces verts et de la Biodiversité. Après l'installation de coccinelles et chrysopes, gourmandes en larves de cochenilles, pucerons ou chenilles, la Ville rose développe donc la lutte biologique. Elle a d'ailleurs augmenté les moyens affectés à ce secteur, aux dépens des budgets insecticides et pesticides. ■