Toulouse : Deux accusés condamnés à la perpétuité dans l’affaire du « tueur à la burqa »

PROCES Après trois semaines de procès, six hommes viennent d’être condamnés, dont deux à perpétuité, pour la fusillade mortelle de la Reynerie à Toulouse, en juillet 2017

20 Minutes avec AFP
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La Cour d'assises de la Haute-Garonne. Illustration.
La Cour d'assises de la Haute-Garonne. Illustration. — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

La perpétuité pour les deux tireurs. La Cour d’assises de la Haute-Garonne a rendu jeudi soir son verdict dans l’affaire de la fusillade survenue le 3 juillet 2017 dans le quartier de La Reynerie​ à Toulouse. Ce soir-là, vers 21 heures, deux hommes, dont un dissimulé sous une burqa, ont sorti une Kalachnikov d’un landau et ouvert le feu.

La fusillade a tué Djamel Tahri, 27 ans, cible de l’opération montée sur fond de trafic de drogue et de guerre entre bandes rivales de deux quartiers du Grand Mirail. Elle a aussi fait une dizaine de blessés, dont des habitants sortis ce soir d’été et victimes collatérales de ce règlement de comptes.

Quatre complices aussi condamnés

Les deux principaux accusés étaient Walid Derqaoui et Abdelkader Ramdani que les enquêteurs ont identifiés comme étant les tireurs. Le premier, qui tenait Djamel Tahri comme responsable de la mort d’un de ses frères, a été considéré dans les réquisitions de l’avocat général comme le « cerveau » de l’affaire, le second comme son « tueur à gages ».

Quatre autres accusés ont écopé de huit à vingt-cinq ans de réclusion, notamment pour avoir hébergé les tireurs, leur avoir fourni des armes et un soutien logistique. Un autre a été acquitté. Les sept hommes ont tous clamé leur innocence durant les trois semaines du procès. Les avocats des deux tireurs ont tenté d’instiller le doute sur leur participation. En vain.