manifestation tous azimuts dans l'éducatioN

Charlotte Boitiaux

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Les étudiants ont été une nouvelle fois le fer de lance de la manifestation qui a réuni hier tous les secteurs éducatifs. Ils étaient 4 000 selon les manifestants, et 2 300 selon la police, mobilisés contre la politique éducative du gouvernement. Enseignants-chercheurs, profs du primaire, parents d'élèves, ils suivaient les étudiants. Le mot d'ordre était clair : convergence des luttes.

De la maternelle à l'université, ils ont décidé d'« unir leurs forces pour faire front », explique Cathy Bacca, une instit. Il faut « marcher ensemble pour amplifier la mobilisation, même si on a chacun nos revendications », précise Ludivine Labbé, présidente de l'Unef. Et, que l'on critique la politique de Darcos ou celle de Pécresse, « le combat est le même », renchérit Hassan Ghordani, un enseignant-chercheur à Paul-Sabatier. Moins nombreux dans les cortèges, une vingtaine d'enseignants du primaire ont toutefois mené une action devant l'inspection académique. Accompagnés par Alain Refalo, le professeur « désobéisseur » sanctionné par le ministre de l'Education, ils ont d'abord défilé en file indienne. En fin de parcours, près de 500 étudiants ont bifurqué pour aller au commissariat soutenir sept personnes, parmi lesquels des étudiants placés en garde à vue après avoir mené une action coup-de-poing dans un supermarché. ■