Les antennes de la discorde

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En attendant « le Grenelle des antennes-relais » annoncé pour le 26 mars au plan national, la mairie de Toulouse a tenté de lancer ses propres tables rondes. Avec difficulté. Le 23 février, au Capitole, riverains, associations et écologistes s'étaient réunis autour du maire, Pierre Cohen, pour lancer une concertation en vue de l'élaboration d'une charte. Son but : encadrer l'implantation des antennes de téléphonie mobile sur Toulouse. « Faire une charte sans inviter les opérateurs nous laisse perplexe. Ça risque de prendre du temps », analyse un riverain. Surtout que les deux prochaines réunions de travail prévues les 11 et du 18 mars ont été reportées sine die. Le 25 février, c'était au tour du collectif de locataires du 35-37, rue Labat-de-Savignac d'être convié à la mairie pour une réunion de médiation avec leur propriétaire et SFR, qui veut planter trois antennes-relais sur leur immeuble. « Ni SFR ni le propriétaire ne sont venus. Et la mairie ne peut rien faire pour nous », soupire un locataire. De son côté, la municipalité n'a « aucun commentaire à faire ». ■ E. D.