Un train à tout faire dispense une cure de jouvence

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Difficile de le rater. Il est jaune, très long et assez bruyant. Un « train usine », comme il n'en existe que deux en France, opère en ce moment à quelques kilomètres de la Ville rose, entre Montlaur et Baziège, sur la ligne Toulouse-Narbonne. Sa mission est de renouveler intégralement sur son tracé les deux voies ferrées, vieilles de trente-cinq ans. Le convoi fait tout : il arrache les anciennes traverses, concasse le ballast, en dépose du neuf et place les nouveaux rails. Ce chantier, d'un montant de 45 millions d'euros, est mené par Réseau ferré de France (RFF), propriétaire des infrastructures ferroviaires. « Fin mars, le changement pour le voyageur se fera sentir essentiellement en termes de confort de roulage », précise Christian Dubost, directeur régional de RFF. Et, sur une ligne où circulent 136 trains par jour en moyenne, ce chantier gigantesque a forcément des conséquences sur le trafic : « Les usagers ont été informés. On supprime certains trains et, aux heures de pointe, d'autres accusent de cinq à dix minutes de retard à leur arrivée à Matabiau », reconnaît Thierry Chantriaux, directeur régional délégué aux infrastructures à la SNCF.

Ce lifting ne changera rien à la capacité de la ligne. Un doublement de l'infrastructure entre Escalquens et Toulouse, en amont de ce chantier, est bien envisagé. Mais il n'interviendra pas avant 2025. ■H. M.