Toulouse : Pourquoi certains bus vont capter les signaux des téléphones des usagers

INNOVATION A Toulouse, une ligne de bus va expérimenter l’étude des flux et de la fréquentation via les signaux émis par les téléphones portables des passagers. Anonymement évidemment

Hélène Ménal
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Des passagers à un arrêt de bus à Toulouse.
Des passagers à un arrêt de bus à Toulouse. — Romain Saada - Tisseo

Pour l’heure, pour un opérateur des transports en commun comme Tisséo à Toulouse, la seule façon de connaître la fréquentation d’une ligne de bus est de comptabiliser les validations. Mais il y a un tas de choses qu’une simple présentation de ticket ne dit pas : notamment à quel moment le passager descend, ou s’il embraye sur une correspondance. Les données de la billétique sont trop parcellaires pour donner une vision efficace du trafic passagers sur un axe et savoir par exemple combien de bus y injecter et à quel moment. D’où l’expérimentation lancée par Tisséo et qui débutera en août sur la ligne 19, entre Borderouge à Lasbordes

Elle s’appuie sur la technologie développée par la société Flowly​ consistant à collecter « les signaux passifs » des téléphones portables des passagers. Dix des bus de la ligne seront équipés de capteurs permettant d’obtenir une reconstitution du trajet. Anonyme mais bien réelle.

Une possibilité de refuser

Mais est-ce bien légal ? « Si ça ne l’était pas, nous ne le ferions pas répond Jean-Michel Lattes, le président de Tisséo Collectivités, la Cnil [commission nationale informatique et libertés] est extrêmement vigilante ». D’ailleurs, les passagers seront informés à leur montée dans le bus et pourront s’opposer à cette collecte de données. L’expérimentation doit durer un an. En fonction « des résultats obtenus », Tisséo décidera de stopper ou d’élargir l’expérience.