La pierre s'achète moins et moins cher

Béatrice Colin

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« Coup de frein », le mot est lâché. A la veille du Salon de l'immobilier, le marché en Haute-Garonne n'est pas au beau fixe, selon un bilan dressé, hier, par la chambre des notaires. « C'est un arrêt brutal. A partir du mois d'août, nous avons enregistré une forte baisse des transactions : 25 % en moins comparé à 2007, où nous en avions eu à peu près 20 000 », souligne Philippe Pailhes, notaire à Toulouse et chargé de l'immobilier à la chambre. La tendance se traduit par une baisse des prix, pour la première fois depuis des années. Un recul de 1,3 % en Haute-Garonne, dont le m2 tourne désormais autour de 2 380 euros, et de près de 2 % dans la Ville rose, où le prix moyen est de 2 435 euros. Au palmarès des villes les plus chères, Toulouse passe du 4e au 10e rang, après Bordeaux.

Certains quartiers tirent tout de même leur épingle du jeu. C'est le cas de ceux de l'hypercentre, où les prix résistent mieux et où les petits appartements continuent à partir en quinze jours. « Dans les secteurs aux prix médians, il y a une baisse en général, sauf à Croix-de-Pierre, au niveau de l'avenue de Muret ou de la route d'Espagne. On peut y voir l'effet du Cancéropôle », poursuit Philippe Pailhes. Dans d'autres quartiers, comme Sesquières ou Saint-Martin, peu de ventes ont été réalisées. Car beaucoup de propriétaires attendent pour mettre leurs biens sur le marché, ne voulant pas les brader. « Certains sont obligés de vendre dans l'urgence, comme les familles qui se désunissent ou qui sont engagées dans des prêts-relais. Ils contribuent à la baisse », note Boris Vienne, notaire à Lévignac. ■* Du 6 au 8 mars, hall 6 du parc des expos, de 10 à 19 h. Entrée : 3 euros.