Des fissures à prévoir dans les finances locales

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Si la baisse du nombre de ventes a un impact direct sur l'activité des notaires et des agences immobilières, elle a aussi des conséquences sur les ressources des collectivités. Car sur chaque transaction, en plus de l'Etat, la ville ou encore le conseil général perçoivent une taxe. Or, en 2008, le nombre de ventes a fondu d'un quart en Haute-Garonne. La mairie de Toulouse a déjà commencé à faire ses comptes, et s'attend à une baisse de 5,6 % du produit fiscal issu de cette taxe. « Cela représente à peu près 900 000 euros en moins pour la ville, ce qui équivaut environ à un demi-point d'impôt... Ce n'est pas négligeable », explique Joël Carreiras, adjoint au maire chargé des finances. Il n'avait pas prévu dans son budget primitif de mars 2008 cette chute des ventes, qui s'est fait ressentir réellement à partir d'octobre. ■ B. C.