Le projet Aéroscopia tarde à décoller

Béatrice Colin

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Dans les cartons depuis des lustres, le projet de musée aéronautique implanté face à l'usine d'assemblage de l'A380 peine à aboutir. Et pourtant, l'architecte est choisi, l'appel d'offres pour désigner le gestionnaire lancé. Manque le feu vert de la communauté urbaine et les 3,8 millions d'euros qu'elle prévoyait d'investir dans ce chantier à 12 millions.

Hier, les associations qui soutiennent le projet sont passées à l'action. Leurs représentants ont déposé au siège du Grand Toulouse près de 7 500 cartes postales signées où l'on pouvait lire « Je soutiens Aéroscopia ». « Nous n'attendons plus qu'une décision officielle. Nous faisons du lobbying car nous n'aimerions pas voir la ligne budgétaire affectée à Aéroscopia disparaître et qu'on nous dise : "Il y a un tram à payer ou d'autres bâtiments à construire" », explique Jean-François Bruna-Rosso, président des Ailes anciennes, qui restaure des avions depuis vingt-cinq ans. Le directeur de cabinet adjoint de Pierre Cohen, Jean-François Bossière, qui les a reçus, leur a demandé « d'être patients », sans s'engager sur une date. « On devait nous donner la réponse en septembre, maintenant on nous dit : "Attendez encore", mais le Concorde est en train de pourrir », regrette André Rocaché, vice-président de l'association Aérothèque. ■