Pont effondré à Mirepoix-sur-Tarn : 600 tonnes d’acier et de béton vont être sorties de l’eau un an et demi après le drame

TRAVAUX Le camion surchargé, qui avait causé l’effondrement du pont le 18 novembre 2019 et la mort de deux personnes, sera enlevé à la fin du chantier, prévu pour le mois d’octobre

Béatrice Colin

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Le pont effondré de Mirepoix-su-Tarn, en Haute-Garonne.
Le pont effondré de Mirepoix-su-Tarn, en Haute-Garonne. — B. Colin / 20 Minutes
  • Le 18 novembre 2019, le pont suspendu de Mirepoix-sur-Tarn s’effondrait sous le poids d’un camion en surcharge, causant la mort de deux personnes.
  • Après le démontage des parties aériennes du pont, les entreprises s’attaquent au déblaiement des 600 tonnes de gravats enfouis dans les eaux du Tarn.
  • Des travaux longs et compliqués qui devraient s’achever en octobre avec l’extraction du camion et sa foreuse, d’un poids estimé à plus de 50 tonnes.

Un an et demi après l’effondrement du pont de Mirepoix-sur-Tarn, à l’origine de la mort de deux personnes, les premiers gravats commencent à être extraits de la rivière. Lancée en décembre dernier, la première phase avait déjà permis de démonter les parties aériennes de cet édifice qui avait cédé sous le poids d’un camion en surcharge.

Depuis lundi et jusqu’au mois d’octobre, les entreprises retenues par le conseil départemental de la Haute-Garonne, gestionnaire de cet ouvrage d’art, vont s’attacher à extraire les 600 tonnes d’acier et de béton qui composaient le tablier du pont. Des gravats qui seront numérotés pour les besoins de l’enquête judiciaire, avant d’être répertoriés et entreposés sur un site dédié.

Construction de pistes sur les berges

Ce chantier complexe va nécessiter l’aménagement sur la rive droite, d’une piste à partir de la berge existante de la rivière. Il y sera installé une grue de démolition et un système de relevage avec des treuils. « Sur la rive gauche, côté Bessières, la création d’un gué de 35 mètres sur la rivière permettra d’installer une grue pour relever des parties lourdes du tablier effondré, préalablement découpées dans le Tarn, et de les évacuer ensuite par convoi exceptionnel. Une équipe spécialisée de plongeurs sera mobilisée sur toutes les étapes de travaux », explique le conseil départemental.

Toujours enfouis au fond du Tarn, à plusieurs mètres de profondeur, le camion de 20 tonnes et sa remorque de 30 tonnes doivent être enlevés à la fin du chantier. L’ensemble de ces travaux, financé par la collectivité, va coûter 2,5 millions d’euros.

Une fois libéré, le site accueillera un nouveau pont pour lequel les études techniques sont toujours en cours. Une concertation doit avoir lieu cet automne sur ce projet à dix millions d’euros.