les stages contre la récidive étendus

Amandine Rancoule

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Expérimentations concluantes. Sur les 820 détenus de la maison d'arrêt de Seysses, une dizaine a suivi fin 2008 un premier « programme de prévention de la récidive » sur le thème des violences conjugales. D'autres groupes participent jusqu'en mars à un autre stage sur les violences routières. « L'objectif est d'éviter les récidives en faisant parler et en écoutant les détenus sur les conséquences de leurs actes », explique Patrice Katz, le directeur interrégional des services pénitenciers de Toulouse.

Et avec l'ouverture le 11 mai à Seysses du premier quartier de courtes peines de France, l'expérience va être pérennisée et généralisée. Pendant huit semaines, les détenus ayant écopé de moins d'un an de prison suivront ce programme. Parmi les 4 667 détenus de la région pénitentiaire, 1 213 ont des courtes peines (634 en Midi-Pyrénées et 579 en Languedoc-Roussillon) alors que le nouveau quartier courtes peines propose seulement 60 places. « Mais, précise Patrice Katz, le stage est basé sur le volontariat : tous les détenus ne veulent pas en bénéficier et être mis sous bracelets. » Car à l'issue du programme, le juge d'application des peines pourrait proposer ce genre d'aménagement de peine. En 2008, 964 détenus de la région pénitentiaire ont bénéficié de bracelets. Ils sont actuellement 280. ■