Chez Altran, les ingénieurs sous-payés se rebellent

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Ils veulent que leur entreprise respecte les minima sociaux. Les militants CFDT d'Altran Sud-Ouest ont contre-attaqué hier au tribunal de grande instance de Toulouse en appel et en référé. Débouté en première instance, le 30 octobre dernier, contre le leader européen du conseil en innovation, le syndicat accuse Altran de non-respect de sa convention collective. En d'autres termes, les salaires attribués à quelque 500 ingénieurs de l'entreprise de Blagnac seraient inférieurs au minimum requis. « Certains salariés perdent jusqu'à 800 euros par mois », explique le délégué CFDT du groupe. Le responsable des relations sociales d'Altran et l'avocat du groupe, présents à l'audience, n'ont pas souhaité s'exprimer. La décision du juge doit être rendue le 29 avril. ■ C. B.