Toulouse : Une idée lumineuse pour réparer plus vite les réverbères en panne

INNOVATION A Toulouse, Enedis expérimente un système de détection des pannes de l’éclairage public en temps réel. Pour des réparations express mais aussi, à terme, une meilleure maîtrise de la consommation

Hélène Ménal

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Une vue de Toulouse by night. Illustration.
Une vue de Toulouse by night. Illustration. — F. Scheiber - Sipa
  • Enedis et Toulouse métropole testent un système de détection des pannes de l’éclairage public en temps réel.
  • Il repose sur les compteurs Linky extérieurs et un tout petit émetteur radio.
  • Le signalement rapide des anomalies peut-être étendu aux bâtiments publics et permettre d’alléger la facture énergétique.

Quand une ampoule grille ou que tout un groupe de lampadaires tombe en rade, l’espoir est mince de voir le problème résolu rapidement ne serait-ce qu’en raison du temps de signalement aux services compétents, légitimement pas vraiment joignables en pleine nuit. Sauf si un système d’alerte accélère le processus. C’est ce qu’expérimentent en « grandeur nature » depuis novembre 2020, Toulouse Métropole et Enedis, via les compteurs Linky extérieurs, dans une dizaine de secteurs de la Ville rose où, par exemple, le système d’éclairage public peut être vieillissant.

Les compteurs intelligents peuvent détecter les pics ou sauts de consommation et c’est d’ailleurs un service classique que propose déjà l’opérateur aux collectivités, avec pour Toulouse, une diffusion des données de consommation sur l’OpenData de la métropole. Mais pour l’instant avec un délai de 24 heures.

Etendre aux chauffages ou éclairages oubliés

Or Toulouse métropole s’est montrée plus ambitieuse : elle a mis au défi Enedis de trouver un système d’alerte en temps réel. L’idée, explique la collectivité, « est de récupérer de manière instantanée des informations sur la consommation, afin à la fois de mieux gérer la consommation mais également d’intervenir en temps réel sur le réseau en cas de panne ».

« Pour y parvenir, nous nous sommes rapprochés de l’entreprise albigeoise Occion qui a mis au point un émetteur radio sans fil qui peut se "pluguer" sur le compteur Linky », détaille Stéphane Lesénéchal, directeur territorial d’Enedis. A condition de mettre au point la bonne interface durant cette expérimentation d’une durée d’un an, la panne pourra être signalée en temps réel aux services techniques.

Pour des questions de tranquillité publique mais aussi de maîtrise de la consommation en cas d’anomalie, cette efficacité serait un atout stratégique et technique incontestable. « D’autant, s’enthousiasme Stéphane Lesenechal, que le système pourrait être étendu à des bâtiments publics. Il pourrait permettre de signaler un chauffage resté allumé pendant les vacances dans une école, une pièce restée éclairée dans un musée ». De quoi alléger les factures.