Toulouse : Vous pourrez (bientôt) suivre la mission de Thomas Pesquet depuis la Cité de l’Espace

SIX MOIS INSIDE La nouvelle « salle de contrôle » de la Cité de l’Espace est prête pour suivre l’imminente nouvelle mission de Thomas Pesquet dans l’ISS. Quand les consignes sanitaires le permettront

Hélène Ménal

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La nouvelle salle de contrôle de la Cité de l'Espace.
La nouvelle salle de contrôle de la Cité de l'Espace. — Manuel Huynh - Cité de l'Espace
  • Le spationaute Thomas Pesquet décollera ce jeudi 22 avril pour sa deuxième mission dans la Station spatiale internationale.
  • Pour l’occasion, la Cité de l’Espace a bâti une salle de contrôle permettant de suivre, souvent en live, la Mission Alpha du Français.
  • Pour l’instant, elle ronronne dans le vide en attendant l’assouplissement des consignes sanitaires.

Pas facile de lancer une opération « immersive » en pleine épidémie de Covid-19. Alors que Thomas Pesquet s’apprête à redécoller pour la station spatiale internationale (ISS) ce jeudi 22 avril (à 12h11, heure française), à Toulouse, la Cité de l'Espace trépigne.

Les consoles de sa toute nouvelle « salle de contrôle » sont lustrées, les écrans sont branchés, permettant de suivre en live l’orbite de l’ISS ou, à l’intérieur des modules, les moments choisis les plus spectaculaires. L’emploi du temps du spationaute, rempli pour l’heure de plages blanches, s’affiche en format géant sur le mur d’images. Tout autour, des spécialistes – techniciens et scientifiques du Cnes ou l’Agence spatiale européenne (ESA) – décortiquent par écrans interposés le quotidien et les enjeux de la fameuse mission Alpha. L’occasion de découvrir ce que l’astronaute Claudie Haigneré appelle « les métiers de l’ombre essentiels à la réussite de la mission ».

Mise sur orbite en mai ?

De l’autre côté de la salle de commande, on peut même poser ses fesses dans l’élégante et épurée reproduction de la capsule Crew Dragon de SpaceX – très Tesla – qui propulsera le Français en orbite. Sans compter le très réussi mur tactile pour déclencher et suivre le lancement.

Mais évidemment, ce nouvel étage de la fusée qu’est le parc scientifique toulousain, ronronne pour l’heure dans un vide presque intersidéral. Pas de main enfantine pour déclencher les animations, pas de ruée sur les vrais blobs. Cette nouvelle exposition immersive très léchée n’est pas encore accessible au public. « C’est un crève-cœur, reconnaît Jean-Baptiste Desbois, le directeur du site. Mais on y croit, on se prépare, et on a bon espoir de se lancer à la mi-mai ou fin mai ». En attendant la Cité de l’Espace multiplie les interventions dans les écoles et les rendez-vous en ligne. Après tout, la mission Alpha va durer six mois.