Toulouse : Comment on organise un battle de hip-hop en plein confinement ?

CULTURE Malgré les restrictions sanitaires, le festival de battles hip-hop Nothing2Looz, qui se tient dans l’agglomération toulousaine, aura bien lieu ce week-end, mais dans une version revue et corrigée

Béatrice Colin
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Lors d'un battle organisé lors d'une précédente édition de Nothing2Looz.
Lors d'un battle organisé lors d'une précédente édition de Nothing2Looz. — Nothing2Looz

C’est un rendez-vous désormais incontournable de la culture hip-hop. Chaque année, des dizaines d’adeptes de la breakdance venus d’un peu partout dans le monde ont rendez-vous à Colomiers, pour s’affronter lors de battles enfiévrés. Mais crise sanitaire oblige, les organisateurs du festival «  Nothing2Looz » ont dû revoir les modalités de cette compétition hors norme qui, habituellement, réunit 21 délégations de pays différents.

« Nous avons décidé de le maintenir coûte que coûte, nous voulons continuer à faire vivre la culture même si c’est compliqué car il n’y aura pas de billetterie. Nous l’avons donc adapté, 100 % des participants seront cette année français. Nous réalisons d’habitude un tirage au sort pour constituer les équipes, cette fois nous les avons prédéfinies. Et les battles auront lieu à huis clos mais seront diffusés en format digital », explique Abdel Chouari​, le directeur du festival et quadruple champion du monde de danse hip-hop.

Dès ce vendredi, et après avoir été testées, les équipes vont s’entraîner, avant de s’affronter sous l’œil des caméras samedi soir en direct à 20 h, dans un show diffusé sur Internet. Pour que l’atmosphère des battles soit respectée, la scène a été réduite. Une édition sauvée grâce au maintien des partenariats publics et privés, qui permettent de diffuser gratuitement ce rendez-vous, mais aussi à la venue de grands noms du hip-hop, tels que Theodora ou Dany Dann champion du monde de break dance.