Vaccination à Toulouse : Le vaccinodrome a besoin de bras, des centaines de jobs étudiants proposés

BOULOT CITOYEN A Toulouse, le vaccinodrome sera ouvert tous les jours à partir de ce mercredi et a besoin de centaines d’étudiants, de toutes spécialités, pour assurer sa montée en charge

Hélène Ménal

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A Toulouse, le vaccinodrome a été installé dans le hall 8 de l'ancien parc des expositions.
A Toulouse, le vaccinodrome a été installé dans le hall 8 de l'ancien parc des expositions. — F. Scheiber - Sipa
  • A Toulouse, le vaccinodrome a besoin de centaines d’étudiants pour monter en puissance.
  • Les jobs proposés sont souples et rémunérés.
  • Internes en pharmacie ou informaticiens, littéraires, polyglottes, tous les profils sont les bienvenus.

Pour vacciner à tour de bras, il faut des bras. Sans compter des informaticiens, des polyglottes, des secrétaires. A Toulouse, le « Grand centre de vaccination » du hall 8 de l’ancien Parc des expos prendra le tournant de l’ouverture non-stop, sept jours sur sept, à compter de ce mercredi 7 avril. Avec pour objectif de vacciner 2.000 personnes par jour si l’approvisionnement en doses le permet.

Afin d’assurer ce rythme sur la durée, un « pool de 2.000 personnes » est nécessaire. Voilà pourquoi le CHU coordonne depuis vendredi soir une vaste campagne de recrutement des étudiants. Ceux en santé, capables de procéder aux injections, mais aussi les autres, pour préparer, orienter, rassurer.

Préparer des doses ou réparer un ordi

Ces jobs rémunérés basés sur des vacations de six heures (8h-14h ou 14h-20h) sont souples, tant par le nombre de jours assurés qu’au niveau du planning. « Il faut que les étudiants puissent se libérer pour les examens. L’idée est de donner un job à ceux qui sont précarisés par la crise sanitaire mais il est hors de question d’entraver leur cursus », souligne Julie Oudet, médecin urgentiste au Samu 31. La coordinatrice a déjà validé et transmis aux RH du CHU 350 candidatures depuis vendredi. La prochaine étape pour les étudiants retenus est d’assister en amphi à la formation théorique de trois heures, puis aux travaux pratiques en fonction du poste qu’ils occuperont sur le vaccinodrome.

Tous les profils sont évidemment les bienvenus mais une tension se fait déjà sentir dans des tâches clés : « Nous avons notamment besoin d’internes en pharmacie pour la préparation des doses », précise Julie Oudet. Des Bac +3 calés en informatique seraient aussi particulièrement précieux car les expériences des week-ends ont montré combien un bug, même tout petit, peut désorganiser un collectif bien huilé… Rien n’empêche non plus un étudiant en santé de passer quelques heures à l’accueil, en particulier s’il parle plusieurs langues.