Toulouse : Où en est le gigantesque chantier du téléphérique urbain ? On vous dit tout

TRANSPORTS Perturbé par la crise sanitaire, le chantier du téléphérique urbain de Toulouse, qui sera mis en service en fin d’année, avance. Les trois stations sont sorties de terre

Julie Rimbert

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Les cinq pylônes du téléphérique urbain ont été mis en place.
Les cinq pylônes du téléphérique urbain ont été mis en place. — Tisséo Ingénierie - Airimages
  • L'implantation des cinq pylônes ainsi que le déroulage et la mise sous tension des câbles du téléphérique ont réussi.
  • Les trois stations réparties sur les trois kilomètres de trajet sont sorties de terre.
  • Initialement prévu fin 2020, le téléphérique devrait être mis en service à la fin de l'année. Avec un an de retard.

Il prend de plus en plus de hauteur, depuis le lancement des travaux en juillet 2019. Malgré un retard pris à cause de la crise sanitaire, la construction de Téléo, le téléphérique urbain de Toulouse, avance avec notamment l’implantation réussie des cinq pylônes et le déroulage et mise en tension des câbles.

Le téléphérique toulousain qui reliera l’université Paul-Sabatier au site de l’Oncopole, via le CHU de Rangueil, recevra prochainement ses quinze cabines pour des premiers essais en conditions réelles à la fin de l’été. La marche à blanc des premières cabines débutera au quatrième trimestre et Téléo devrait être mis en service à la fin de l’année.

Tronçon de la future ceinture sud

Les trois stations réparties sur les trois kilomètres de trajet sont déjà sorties de terre. On connaît désormais leur nom : station Oncopole/Lise-Enjalbert (du nom d’une virologue toulousaine), station Hôpital Rangueil/Louis-Lareng (le fondateur du Samu) et station Université Paul-Sabatier. « Cet ouvrage est un moyen de déplacement alternatif à la voiture et qui a toute sa place dans la stratégie de desserte multimodale, en lien avec les lignes de métro, le réseau bus et la nouvelle piste cyclable entre Saint-Cyprien et l’Oncopole », souligne Jean-Luc Moudenc (LR), le maire de Toulouse.

Le téléphérique constituera ainsi le premier tronçon de la future ceinture sud, visant à améliorer la desserte des grands équipements du sud de la métropole. Ce nouveau mode de transport reliera l’Oncopole à l’université Paul-Sabatier en dix minutes, au lieu de 30 minutes en voiture.

Balisage pour la faune et plantations

La construction de Téléo a nécessité des mesures en faveur de l’environnement, notamment pour ne pas perturber la faune et la flore. Entre l’Oncopole et l’hôpital Rangueil, la traversée de la réserve naturelle régionale « Confluence Garonne-Ariège », qui acceuille des oiseaux et des chauves-souris, a été délicate. Les premiers câbles déroulés par hélicoptère sont d’un diamètre important pour être vus par ces espèces. En attendant que les câbles définitifs soient tirés, la câblette déroulée au-dessus de la Garonne a été équipée d’un balisage « avifaune », c’est-à-dire orné de fanions et de disques colorés pour protéger les 70 espèces d’oiseaux migrateurs qui la survolent, ainsi que les chauves-souris.

La flore a fait aussi l’objet d’une attention particulière, en sauvegardant le maximum d’arbres et en plantant 400 nouveaux sur les sites en travaux. Sur les parcelles agricoles de Pouvourville, une plantation de haies champêtres, composées de 1.500 plants forestiers, est en cours. Sur la zone verte de Pech David, où passe Téléo, c’est près de 1.600 plants forestiers qui sortiront de terre en fin d’année.