Toulouse : Promis par Jean Castex, les premiers renforts policiers arrivent dans la Ville rose

SECURITE Les premiers des 111 renforts policiers promis dans le cadre du contrat de sécurité intégrée sont arrivés à Toulouse en début d'année, notamment pour avoir plus d'effectif sur le terrain

Béatrice Colin

— 

Depuis janvier, la police nationale toulousaine a reçu 13 policiers en renfort. 98 de plus sont attendues d'ici l'an prochain.
Depuis janvier, la police nationale toulousaine a reçu 13 policiers en renfort. 98 de plus sont attendues d'ici l'an prochain. — B. Colin / 20 Minutes

Après dix-huit ans passés à Paris, Virginie, 40 ans, est de retour à Toulouse. Brigadier-chef, cette policière est l’un des treize renforts promis par Jean Castex dans le cadre du contrat de sécurité intégrée qui engage à la fois la ville et l’Etat sur les questions de sécurité.

D’ici l’an prochain, 98 policiers nationaux supplémentaires devraient être mutés sur Toulouse, que ce soit au sein des effectifs de la sûreté départementale, pour travailler sur les enquêtes, ou sur la voie publique pour des affaires de police secours. Virginie, elle, est d’ores et déjà à une brigade pédestre et espère bien participer à renouer le dialogue avec la population. « Il y a un lien à reconstruire, ça va être long, à nous de le mettre en place », assure la fonctionnaire de 40 ans lors de sa prise de fonction au commissariat de Bellefontaine, ce mercredi.

Plutôt qu’un retour de la police de proximité, expérimentée à Toulouse en 1999 avant d’être démantelée par Nicolas Sarkozy, le directeur départemental de la sécurité publique de la Haute-Garonne, Jean-Cyrille Reymond préfère y voir « un retour de la proximité de la police ».

Et pour y parvenir, ils comptent sur ces nouveaux effectifs mais aussi sur une organisation de la police toulousaine organisée à partir de mars en deux pôles : rive droite, autour de Bellefontaine, et rive gauche. Un redécoupage qui ne passera pas forcément par le retour de petits commissariats dans les quartiers, souvent synonyme de personnel en moins sur le terrain.

Deux permanences de police municipale

Tous espèrent que ces nouveaux arrivants permettront d’avoir une police plus visible sur le terrain pour jouer un rôle notamment dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. « Ce ne sont pas des simples remplacements d’agents qui partent à la retraite. Je ne me serai pas battu pour cela », assure de son côté Jean-Luc Moudenc qui réclamait des renforts depuis longtemps.

Ce vendredi, le conseil municipal devrait voter le principe de 20 embauches de policiers municipaux supplémentaires par an au cours des cinq prochaines années. « Dès cette année, nous allons aussi expérimenter des permanences municipales dans les mairies de quartier de Borderouge et de Saint-Simon », poursuit le maire de Toulouse.

C’est le côté donnant-donnant du contrat sur lequel la municipalité toulousaine a été la première à apposer sa signature. Cela passe aussi par le déploiement de 100 caméras de vidéosurveillance supplémentaires.